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jean claude carriere
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Dans un couvent de Valladolid, quelque soixante ans après la découverte du Nouveau Monde, deux hommes s'affrontent: les Indiens sont-ils des hommes comme les autresoe Pour le dominicain Las Casas, ardent défenseur de la cause indienne, cela ne fait aucun doute: les Espagnols, avides de conquête, ont nié l'évidence, assujettissant et massacrant les indigènes par millions. Face à lui, le philosophe Sépulvéda affirme que certains peuples sont nés pour être dominés. Tous deux s'entendent sur un point: le nécessaire salut des âmes. L'issue de ce débat passionné, déterminante pour des millions d'hommes, pourrait bien être surprenante...
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LES GRANDS TEXTES DU XXe SIÈCLE
" Si tu racontais cette histoire à un vieux bâton, il reprendrait feuilles et racines. " Cette pensée d'Henri Michaux s'applique parfaitement au Mahabharata.
Voici l'un des plus grands livres du monde, un conte merveilleux qui rassemble tous les mythes, les aventures et les croyances sur lesquels repose la culture indienne.
Cet univers complexe est rendu limpide par Jean-Claude Carrière. À travers ces pages, il nous aide à saisir la quintessence d'une oeuvre qui nous renvoie, quatre siècles avant notre ère, l'image d'une humanité en déroute, obsédée par l'idée de la destruction finale... -
La conférence des oiseaux
Jean-Claude Carrière
- Albin Michel
- Espaces Libres ; Écritures
- 3 Février 2016
- 9782226320360
La Conférence des oiseaux est un des plus célèbres contes soufi, qui a beaucoup influencé le grand Rûmî, et dont le Persan Farid al-Din Attar (1142-1220) fit l'un des plus beaux récits poétiques de tous les temps. Il raconte comment les oiseaux se mirent en quête du mythique Simorgh, afin de le prendre comme roi. Au terme d'une épopée mystique et existentielle, ils découvrent que le Simorgh n'est autre qu'eux-mêmes : Le soleil de ma majesté est un miroir. Celui qui se voit dans ce miroir, y voit son âme et son corps.De cette allégorie de la rencontre entre l'âme et son vrai roi, Jean-Claude Carrière a extrait une oeuvre théâtrale, mise en scène par Peter Brook en Avignon en 1979. Longtemps épuisé, ce classique contemporain par lequel un trésor du patrimoine spirituel mondial retrouve son oralité première, est enfin rendu à son public.
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Le jeune prince et la verite
Jean-Claude Carrière
- Actes Sud-Papiers
- Heyoka Jeunesse
- 30 Mai 2018
- 9782330103644
Un jeune prince désire épouser la fille d'un paysan. Celui-ci refuse, estimant que le jeune homme ne connaît pas la vérité ; le prince devra, pour épouser la jeune fille, parcourir le monde à la recherche de ladite vérité. Un conte théâtral de Jean-Claude Carrière inspiré de la tradition orale des contes et légendes du monde.
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à l'écoute ; réflexions sur le son et la musique
Peter Brook
- Éditions Odile Jacob
- 17 Juin 2020
- 9782738149930
Écoutez !
Dans ce nouveau livre, Peter Brook, dramaturge et metteur en scène de renommée mondiale, livre un ensemble de réflexions très personnelles sur le son et la musique - de l'influence surprenante qu'ont eue les spectacles de Broadway sur son célèbre Songe d'une nuit d'été à l'attrait des applaudissements, jusqu'à cet espace ultime de vide qu'est le silence.
Le livre est parsemé d'anecdotes sur la vie de l'auteur et de souvenirs de ses réalisations à l'opéra, au théâtre et au cinéma. Peter Brook parle de ses productions les plus remarquables et de ses rapports avec des personnalités comme Truman Capote, Laurence Olivier et Vivien Leigh, avec lesquelles il a travaillé. Il évoque aussi des styles musicaux et des cultures du monde entier.
À l'écoute déploie tout le talent et l'acuité de Brook, avec l'esprit et la finesse d'analyse qu'on lui connaît. On y retrouve la veine de ses écrits précédents, sur Shakespeare, et aussi sur le langage et le sens dans Du bout des lèvres. -
"Du bout des lèvres, on fait des confidences. Sans appuyer, sans même argumenter, en se laissant tout simplement aller. On dit alors ce qu'on ne dit jamais, les paroles vagabondent, les mots s'amusent (pour une fois, ils en ont le droit). Peu de vies - je peux en témoigner - ont été aussi riches et actives que celle de Peter Brook. Passent ici, comme en se jouant, un souffle puissant, des murmures rares, porteurs de rires et aussi d'émotions nécessaires.
Ce sont les confidences de nulle part ailleurs. Peter est, comme son nom l'indique, un ruisseau, une source d'eau toujours fraîche et claire qui fertilise toutes les terres qu'elle traverse. On boirait cette eau, à la régalade, car c'est une eau qui donne soif. J'ai travaillé à ses côtés pendant près de quarante ans. Et pourtant, en le traduisant, j'avais l'impression, à chaque page, de l'écouter pour la première fois".
J. -C. C.
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Trois acteurs sont convoqués pour une audition. Ils ne connaissent ni la pièce, ni leurs rôles, ce qui est source de déstabilisation pour tous et crée de nombreux quiproquos : quel texte, quel style, dans combien de temps ?
DANS LA SALLE D'ATTENTE, LES TROIS ACTEURS PARLENT DES DIFFÉRENTS RÔLES QU'ILS DOIVENT OU AIMERAIENT JOUER :
HOMME 1. Et c'est quoi, comme rôles ?
HOMME 2. Oh, la plupart du temps, des situations très ordinaires. Je t'aime, tu ne m'aimes pas, le quotidien. Des textes tellement simples que si vous les changiez, même l'auteur ne s'en rendrait pas compte. Et ça se joue à la banale. Vous souriez quand vous êtes content, vous baissez la tête en cas de tristesse. [.] HOMME 1. Et les autres rôles ?
HOMME 2. De temps en temps, avec un peu de chance, vous montez d'un étage. Ou même plus haut. Si vous avez donné satisfaction, on vous confie parfois de grandes choses. Du très élevé, du sublime. Ah, le chef-d'oeuvre, quand vous le tenez sous les yeux, vous le sentez en deux secondes. C'est. (à la femme) N'est-ce pas ?
FEMME. Oui.
HOMME 2. Je ne sais pas comment vous dire. C'est chaud, ça étonne.
FEMME. Ça bouge.
HOMME 2. C'est comme un énorme animal qui respire à côté de vous.
HOMME 1. Je vous envie d'avoir connu ça.
HOMME 2. Mais la plupart du temps, quand vous commencez, ce qu'on vous propose, c'est du passe-partout, du sirop. Ou alors de la bassesse. Du porno, même.
Mais ces trois-là sont-ils vraiment acteurs ? Et sinon qui sont-ils ? Ils vont ainsi vivre une suite d'aventures étranges et comiques, où même le diable les visitera. Mais estce vraiment le diable ? Cette comédie épicée est la septième pièce de Jean-Claude Carrière publiée chez Actes Sud-Papiers. Il publie en 1957 son premier roman Lézard. De nombreuses et riches rencontres rythment son parcours : il rencontre Pierre Étaix chez Jacques Tati, avec qui il cosigne des courts et des longs métrages. Sa collaboration avec Buñuel durera dix-neuf ans jusqu'à la mort du grand réalisateur. Parallèlement, il poursuit sa carrière de dramaturge et adaptateur en particulier avec André Barsacq, Jean-Louis Barrault et Peter Brook. Il travaille régulièrement avec Milos Forman, Louis Malle, Patrice Chéreau, Jean-Luc Godard, Volker Schlöndorff, etc.
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Voici un homme au milieu de sa vie, un homme ponctuel, très méthodique, qui aime l'ordre en toutes choses et même dans les sentiments. Une femme pénètre dans son appartement. Une femme apparemment étourdie et incohérente. Que veut-elle? On n'en sait rien. De ce conflit entre l'ordre et la fantaisie, conflit fondamental comme on le sait, va naître une histoire d'amour, comme on s'y attendait. On va voir en trois jours et deux nuits ce qui, hors du théâtre, demanderait trois mois, trois ans, ou qui peut-être n'arriverait jamais.
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Deux hommes se retrouvent dans un bureau. L'un, qui est commissaire, a convoqué l'autre, qui est un dénonciateur.
Une conversation soupçonneuse s'engage entre eux où, peu à peu, les détours et les secrets d'un circuit nous sont révélés.
Et ce n'est pas nécessairement celui que l'on croyait le mieux placé et le mieux renseigné qui, à la fin, l'emportera sur l'autr e. -
Dans un cirque, où ce que l'on appelle ?les phénomènes? vivent côte à côte avec les ?artistes de cirque?, un nain, Hans, tombe amoureux d'une trapéziste splendide : Cléopâtre.
17 comédiens, 2 musiciens / 1 h 30.