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Éditeurs
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Denoel
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Les monologues du vagin ; édition intégrale
Eve Ensler
- Éditions Denoël
- Denoël & D'Ailleurs
- 10 Février 2021
- 9782207162583
11 monologes inédits
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L'ingénieur Akseli Jaatinen a été chargé de construire un nouveau pont dans le village de Kuusmäki, à l'endroit même où, pendant la guerre civile de 1918, une sanglante bataille a opposé blancs et rouges - épisode dont la mémoire continue de diviser les habitants de la commune, par ailleurs peu enclins à se laisser bousculer dans leur train-train. Dans ce milieu fermé, Jaatinen aura vite fait de s'attirer des inimitiés par ses méthodes peu conformistes. De bisbilles en provocations, les relations se tendent entre les notables locaux et le nouveau venu, qui se fait non seulement rosser et humilier, mais aussi finalement renvoyer de son poste d'ingénieur. Mais Jaatinen n'est pas homme à se laisser faire. Méthodiquement, il met en oeuvre une diabolique vengeance dont ses persécuteurs se mordront amèrement les doigts... Les ponts que construit l'ingénieur Jaatinen sont une métaphore puissante de la solidarité entre les hommes, et sa quête du bonheur laisse entrevoir ce que pourrait être une humanité ouverte et soucieuse d'autrui.
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Quintes - L'Ivre Livre - Sacre de la femme - Discours contre les entraves
Marcel Moreau
- Éditions Denoël
- 6 Octobre 2005
- 9782207257609
Né en 1933 au sein d'une famille ouvrière, en Belgique, Marcel Moreau exerce de petits métiers avant de devenir correcteur de presse à Paris où il s'installe en 1968. Paru en 1963, défendu par Queneau, publié en extraits par Paulhan dans la NRF et par Simone de Beauvoir dans Les Temps Modernes, son premier roman, Quintes (1963), aux échos kafkaïens, fait l'effet d'une bombe dans le milieu littéraire. Marcel Moreau poursuit depuis une oeuvre exigeante, née de la secouante rencontre entre le corps sauvage de sa jeunesse et les mots. Alternant des proses romanesques hallucinées, sensorielles, d'un érotisme incandescent, et des essais opposant sur un mode lyrique la toute-puissance des instincts à une modernité exsangue, Marcel Moreau plonge dans le baroque des passions et invente une écriture de tremblements (de l'être), somptueuse, dansante, libératrice. Je crois avec une ferveur accrue que la seule aventure qui vaille est nécessairement intérieure. Que chaque homme se doit de devenir le monstre dont il possède en lui, ravagées, mutilées, maudites, toutes les composantes.
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Il est probable que quand je fais l'amour à la femme que j'aime, je le fais avec le brouillon de mon livre de chair et de sang, non écrit celui-là, pas encore. Mon brouillon a du désir pour le brouillon humide du livre de la vie de cette femme. La peau sur le revers de laquelle s'écrit ce livre en boit les sérosités plus sûrement que le papier d'un manuscrit n'en boit l'encre.
Sous forme d'une «Lettre à un jeune corps n'aimant pas lire et en grand danger de mort dans l'âme», Marcel Moreau retrace son histoire d'écrivain et de lecteur entièrement voué au rythme de la langue. La chair et le livre ne font plus qu'un dans une fusion érotique et littéraire dont l'auteur de Quintes a le secret.
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«Parallèlement à ce que j'ai qualifié de théâtre intimiste, cette pièce-ci, avec d'autres, s'inscrit dans une optique baroque rarement exploitée à la scène, sinon par un dadaïste tel que Tristan Tzara, ou un surréaliste tel que Roger Vitrac. Sans exclure la référence au vrai fondamental des faits dont ne peut se dispenser l'art dramatique, l'imagination se laisse aller aux fantaisies d'une poésie lyrique aiguisée par une volonté de dérision, celle du comique de constat qui caractérise mon travail théâtral depuis une quinzaine d'années. L'aventure est exceptionnelle en ce qu'elle est une recherche libératoire des formes, et sa création devait pour se réaliser rencontrer ce que Rimbaud appelait des hommes du souffle, c' est-à-dire un directeur de théâtre, un metteur en scène et un éditeur, tous amoureux des textes. On ne se dit pas merci, on se dit bravo!»
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Des Hallalis dans les alléluias
Marcel Moreau
- Éditions Denoël
- Romans Francais
- 19 Mars 2009
- 9782207261217
«Donc, jadis, je suis allé vers les mots pour leur odeur, leur chair et pour le bruit très érotique qu'émettaient leurs enjambées sur les pages de tel livre, sur les lèvres de telle bouche. Donc, j'ai commencé à écrire d'instinct ce que ma conscience espérait pour son agrandissement et mon esprit pour sa libération. Donc, ce donc est l'autre nom que je donne au rythme qui m'a mis dans l'impérieuse nécessité de faire oeuvre littéraire des mouvements les plus intimes de ma vie organique. Donc, c'est ainsi que mon corps a écrit ce qu'il a écrit à la température des sensations et des désirs que lui inspirait sa relation amoureuse ou polémique avec les fondements de l'être, selon que cet être puisait l'essentiel de sa respiration dans un souffle d'avant le cadastre ou selon qu'il l'abandonnait à la mécanique des inhalations de concepts. Donc, ce livre fait monter le son d'une existence passée à rendre sa musique familière à l'obscur tonnerre du dernier des crescendos, celui-là même qui a sans doute manqué au Boléro de Ravel pour être assourdissant tout en demeurant indiciblement mélodieux. Donc.»
Marcel Moreau.
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«Morale des épicentres : on dirait le récit d'une vie, sauf qu'ici, c'est la vie des mots se racontant à ma vie, mais c'est la même chose. Simplement ; les mots en disent un peu plus sur ce que fut cette vie, sa véritable histoire, une relation tectonique entre la puissance du langage et les revendications du corps. D'où cette écriture de tremblements (de l'être). Sans elle, je n'eusse pu maintenir en haleine, depuis toujours, ma passion de la liberté. Il n'y a pas de secret : c'est le corps verbal dans le corps charnel qui crée ce mouvement inlassable des ondes de choc, devenu un mode de connaissance et sa nécessité. Trop de pensées prétendant, par la raison, nous délivrer de nos chaînes, se posent sur un socle, s'y fixent, alors que c'est à danser longuement qu'elles devraient s'exercer. Slogans et idoles, que de misères grégaires, au quotidien... Dans Morale, j'évoque la visite (1995), de Mme G. el D., maître de conférences à l'université d'Alexandrie. Elle porte le voile, me parle avec feu de mes livres, me stupéfie (je songe à la condition de la femme musulmane). N'y tenant plus, je lui demande : "Mais, madame, vous avez dû être secouée ?" Elle répond doucement : "Mais, monsieur, nous avons besoin d'être secoués." L'Émotion...» Marcel Moreau.
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Las des abstractions, assoiffé de faits, de réalité, le doctorant en théorie littéraire postmoderne Phineas G. Nanson décide d'abandonner sa thèse pour rédiger la biographie d'un... biographe, l'énigmatique Scholes Destry-Scholes.
Mais les méandres d'une vie ne se laissent pas aisément cerner : Phineas a beau chercher, son sujet se dérobe sous son regard. Les faits ne lui apportent pas la satisfaction tant espérée : l'existence se résumerait-elle à des bribes de réel entourées de néant ? Quel sens peuvent bien avoir une boîte de billes, des manuscrits sans queue ni tête, des ossements et des photographies ?
Les mystères s'accumulent sans trouver de solution. Pourtant, à force de traquer les maigres témoignages sur Scholes Destry-Scholes, Phineas fait d'intéressantes rencontres. Il n'est pas le seul à s'efforcer de reconstituer la réalité à partir de fragments épars. Parmi les taxonomistes, les écologistes et même les agents de voyage qui croiseront sa route, trouvera-t-il son Ariane ? Parviendra-t-il enfin à sortir de son très borgésien labyrinthe ?
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De mères en filles
Maria josé Silveira
- Éditions Denoël
- Denoël & D'Ailleurs
- 14 Mars 2019
- 9782207141618
De mères en filles est une plongée dans l'histoire du Brésil à travers une lignée de femmes allant d'Inaia, fille d'un guerrier indien née en 1500, jusqu'à Amanda, jeune Carioca des années 2000. Indigènes, Africaines, Portugaises, Espagnoles, Françaises et un métissage de tout cela, esclaves, libres, sorcières, guérisseuses, amoureuses, meurtrières ou artistes, toutes sont des femmes aux personnalités colorées, complexes et inoubliables. Il y a Guilhermina, chasseuse de fauves, Ana de Padua, propriétaire d'esclaves et de bétail, Diva Felicia, photographe et voyageuse, ou encore Ligia, activiste politique sous la dictature. À travers cet enchevêtrement de récits et de destins au féminin, Maria José Silveira fait revivre l'histoire de ce colosse aux pieds d'argile qu'est le Brésil.
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La maison des feuilles - par zampano)
Danielewski Mark Z.
- Éditions Denoël
- Denoël & D'Ailleurs
- 26 Août 2002
- 9782207252000
"Je fais encore des cauchemars. D'ailleurs, j'en fais si souvent que je devrais y être habitué depuis le temps. Ce n'est pas le cas. Personne ne s'habitue vraiment aux cauchemars." Ainsi parle Johnny Errand au seuil de cette maison des feuilles, et de poursuivre sa mise en garde : " Ca ne se produit pas immédiatement, mais sans prévenir vous vous apercevrez que les choses ne sont pas telles que vous pensiez qu'elles étaient. " Livre subversif, livre défendu, le lecteur est prévenu...
Et bien entendu tenté. dans son introduction, Johnny explique comment il a trouvé un mystérieux manuscrit à la mort d'un vieil homme aveugle, décidé de le mettre en forme et de l'annoter de façon très personnelle. le texte se présente comme un essai sur un film, le navidson record, réalisé par Will Navidson, un photoreporter, lauréat du prix Pulitzer.
Will, qui vient d'emménager avec sa famille dans une maison en Virginie, filme son installation, réalisant une sorte de " home movie ".
Tout s'annonce bien jusqu'à ce qu'il découvre une pièce qui jusqu'alors n'existait pas. Passé l'étonnement, il se rend à une évidence troublante : la maison est plus grande à l'intérieur qu'à l'extérieur. Navidson tente d'explorer les lieux mais, après avoir manqué se perdre, il engage des explorateurs professionnels. L'horreur commence alors. Aussi bien pour les membres de l'expédition que pour le lecteur - lui-même égaré dans le dédale des notes qui envahissent les pages comme un lierre maléfique.
Que cache la maison ? Quel est ce grondement qu'elle émet de temps en temps ? Pourquoi Johnny a-t-il ces cicatrices ? Pourquoi le manuscrit de Zampano semble-t-il le rendre fou ? A la fois jeu de piste, récit fantastique, dérive personnelle, essai faussement académique, la maison des feuilles a pour effet de changer progressivement le lecteur en apprenti sorcier, monteur de salle obscure, détective amateur, spectateur.
Une lecture littéralement habitée.